
Floki surveille le ponton A
Visite de routine ce matin à bord de Soleil Noir et dépose de l’annexe sur la couchette cercueil babord. A l’instar du Terre Neuve qui naviguait à bord du first 22 du ponton B, Floki lui aussi hante désormais les cat ways, prudemment en cette matinée dominicale où des rafales de 30 noeuds n’ont pas manqué de nous ouvrir l’appétit… Mais au fait, Floki qui est croisé La brador - Alaskan Husky connait il l’origine de ses ancètres ? Ces quelques précisions vous permettront d’en savoir un peu plus à ce sujet :
L’histoire du Labrador Retriever la plus plausible
Dans un ouvrage daté de 1814, le colonel Peter Hawker décrit une variété de chiens de Terre-neuve, appelés indifféremment labradors de Saint-John ou chiens de Saint-John, dont il précise :”Il est rare qu’un pointer, aussi doué fut-il, soit capable de suivre la trace et de retrouver (en anglais retrieve) le gibier blessé à moitié aussi vite que le vrai labrador de Saint John.
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La théorie la plus plausible sur la présence de ces chiens à Terre-neuve est développée par Mary Roslin Williams, dans son ouvrage publié en 1975, “All about the Labrador”. Ce serait les pécheurs de morue Portugais qui auraient introduit à Terre-neuve les chiens qui les aidaient dans leur travail, les cao di castro laboreiro. Cette race, qui existe toujours au Portugal, et dont l’apparence générale rappelle étonnement un mauvais labrador, a curieusement l’étoile blanche au poitrail. Cette dernière, jugée indésirable pour les puristes, est autorisée depuis tous temps par le standard. Leur nom de Laboreiro aurait été déformé en Labrador, de consonance plus familière puisqu’il désigne la province voisine, dont on sait que le labrador n’est pas originaire. |
CAO DI CASTRO LABOREIRO |
Qu’ils aient étés ramenés de Terre-neuve par les passionnés de chasse et de chiens qu’étaient les gentlemen anglais, ou oubliés sur le port de Poole par les morutiers venant de Terre neuve, les labradors de Saint-John font souche en Angleterre dès 1820. Ils y sont retrempés avec divers courants de sang de retrievers anglais, jusqu’à ce jour de 1885 où, chez Lord Malmesbury, vient au monde Buccleuch Avon, considéré comme l’ancêtre de toutes les lignées de labradors noirs actuelles. Buccleuch Avon était un labrador “absolument typique, avec une tête splendide, la plus douce des expressions, un fabuleux poil double et une queue de loutre très fournie”.
C’est vers 1916 que la Comtesse Lorna Howe fonde le premier club de race (il en existe actuellement une bonne douzaine en Angleterre), et élabore le standard du labrador retriever, dont son champion Banchory Bolo est une fabuleuse illustration. “Ce ne sont pas ses titres de champions qui me l’ont rendu si précieux, c’est parce que c’est le chien le plus intelligent, le plus humain que j’ai connu”, disait de lui Lady Howe. Le premier labrador de Lady Howe se nommait « Scandal of Glynn », un compagnon irremplaçable dont la mort prématurée la conduisit à rechercher obstinément un descendant de ce chien. Il s’avéra que ce chien n’avait sailli qu’une seule femelle qui donna naissance à une portée de treize chiots, dont douze femelles. L’unique petit mâle de cette portée n’intéressant pas le propriétaire de la femelle, il avait été donné à quelqu’un qui ne lui trouvait pas plus d’intérêt, et qui fut heureux d’en faire cadeau à Lady Howe. Ce chien indésirable dont personne ne s’était vraiment occupé se révéla d’entrée sauvage et incontrôlable, confortant l’opinion de ses premiers maîtres : un mauvais chien.
Or il advint qu’il tomba malade. Lady Howe lui prodigua tant de soins jusqu’à sa guérison que sa personnalité en fut radicalement modifiée. C’est ainsi que “naquit” l’inoubliable Banchory Bolo (tiré de l’ouvrage “Labradors by Leonard E. Naylor” publié en 1952). Le labrador doit son existence officielle à Lady Howe, qui a merveilleusement décrit ce que l’on ressent intimement lorsque l’on partage la vie d’un vrai labrador. |
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BANCHORY BOLO |