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Un Granvillais aux Antilles

AllianceBien des décennies se sont écoulées depuis l’héroïque bataille navale de la frégate Nisus commandée par le Granvillais G. Le Netrel contre cinq navires anglais. En décembre 1809, ce navire était chargé de forcer le blocus anglais qui asphyxiait alors l’île de la Guadeloupe. De nos jours, français et britanniques se côtoient paisiblement dans les Caraïbes et s’affrontent sur l’eau lors notamment de la célèbre semaine d’Antigua. Alliance, le Sun Magic 44 de Michel Charon - ici sur son ber à terre à Granville - a gagné cette fameuse course toutes classes confondues dans la catégorie des moins de 16 m. Excusez du peu. Les marins Granvillais comptent de fameux régatiers dans leurs rangs. Quant à votre serviteur, il formule simplement le rêve de naviguer un jour ou l’autre à bord de ce bateau issu des chantiers Jeanneau en compagnie de Didier et et de Jean-Louis, le vieux pilote quant à lui le verrait bien effectuer un tour du monde. Pourquoi pas ?

Dessin semaine 4

dessin semaine 4

Fortunes de mer

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Triste bateau que ce monocoque amarré quai de l’entrepôt dans le bassin du commerce à Cherbourg, il s’agit en fait de celui de Christophe Bullens un skipper belge victime de nombreuses fortunes de mer, jugez plutôt :

  • 5 octobre 2010 : Le premier Eco 60 de Christophe, Five Oceans of Smiles, démâte lors du convoyage vers La Rochelle. Avec son équipe, il part à la recherche d’un autre voilier pour participer au tour du monde
  • 13 octobre 2010 : Christophe prend en main, à quatre jours du départ de la course, l’Artech 60 de Jean-Baptiste Dejeanty
  • 17 octobre 2010 : Christophe prend le départ de la VELUX 5 OCEANS avant de rentrer à La Rochelle après avoir effectué une qualification de 48 heures
  • 24 octobre 2010 : Une semaine après le départ des autres concurrent et après avoir terminé la préparation de son bateau, il prend le départ à La Rochelle de la première étape vers Cape Town
  • 1er novembre 2010 : Christophe est contraint de s’arrêter à Gran Canaria pendant 48 heures pour faire réparer sa grand-voile déchirée lors d’un coup de vent
  • 10 novembre 2010 : Souffrant d’une fièvre, Christophe fait escale au Cap Vert pour voir un médecin
  • 25 novembre 2010 : Five Oceans of Smiles too est victime d’une voie d’eau
  • 28 novembre 2010 : Le bateau de Christophe heurte une baleine
  • 6 décembre 2010 : Après 49 jours de mer, Christophe arrive à Cape Town, seulement 5 jours avant le départ de la deuxième étape
  • 16 décembre 2010 : Le départ de la deuxième étape est donné après un report de quatre jours en raison de la météo
  • 17 décembre 2010 : Christophe rentre à Cape Town en raison de problèmes d’électronique et de safrans
  • 20 décembre 2010 : Soutenu par de nombreux bénévoles à Cape Town, Christophe est en mesure de reprendre le départ de la course
  • 22 décembre 2010 : Victime de problèmes d’arrachement de rails de grand-voile sur le mât de Five Oceans of Smiles too, il fait de nouveau demi-tour
  • 1er Janvier 2011 : Christophe quitte une troisième fois Cape Town, mais le rail de grand-voile casse encore
  • 3 janvier 2011 : Christophe abandonne la VELUX 5 OCEANS

Malgré sa grande déception, Christophe demeure toujours aussi positif au sujet de sa participation à la VELUX 5 OCEANS.

« J’ai participé à beaucoup de courses dans ma vie » a-t-il ajouté. « C’est la première régate de ma vie où je vois tant d’entraide, tant de fraternité, non seulement entre les concurrents mais aussi entre les familles, les préparateurs, les organisateurs et les admirateurs. C’est une classe fantastique, la seule au monde où, pour une course en solitaire, je n’ai jamais eu autant d’équipiers”

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Cinquième mot bleu

Gréement

nom masculin

Désigne toutes les voiles, vergues, poulies, bouts, drisses, écoutes à bord d’un navire et servant à sa manoeuvre ou à sa propulsion, à l’exception notable du pack familial de flageolets en boite.

Yves le gréeur

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Réfugié sous son hangar du quai d’Orléans, aux murs tendus de voiles et encombré par l’imposant mât de beaupré du Marité, le gréeur Yves Capard, venu du chantier Bernard de Saint-Vaast-la-Hougue, a fait, il y a quelques jours, un cours de matelotage à l’intention des passionnés de voile et autres néophytes curieux.

Organisée à l’initiative de l’AVGG (Association des vieux gréements Granvillais), cette démonstration de techniques anciennes était surtout destinée à mettre en lumière un métier ancestral qui ne compte plus que quelques rares adeptes. « Mais, rassurons-nous, a plaisanté l’artisan, voilà bien un savoir-faire que les ordinateurs ne nous piqueront pas

En effet, Yves Capard a démontré combien son art est l’apanage de vrais spécialistes, d’hommes aux mains d’or. Devant une assistance médusée, il a trituré le fer, tressé des câbles, fait de méticuleuses démonstrations d’épissure et montré combien il est simple de confectionner des pommes de touline. “C’est une des dernières fois que nous avions l’occasion de le voir travailler,” explique Philippe Agache, président de l’AVGG. En effet, Yves Capard, aux talents très sollicités, part très bientôt pour un convoyage en Norvège. Puis, dès son retour, il ira à Honfleur pour gréer un voilier, avant de retourner sous les tropiques, sa terre d’adoption. Après avoir admiré son travail, le public a, exceptionnellement, pu accéder sur le pont du Marité qui devrait être fin prêt pour le rassemblement de Brest en juillet… grâce, en particulier, au talent d’Yves le gréeur.

Quatrième mot bleu

Sondeur

nom masculin

Ligne lestée (appareil électronique à bord de Soleil Noir, tout de même on est en 2012, non ?) servant à mesurer la hauteur du fond. Rôle tenu par la quille ou la dérive chez les amateurs (suivez mon regard ces temps ci du coté de la côte Toscane…)

Des chiffres et des lettres

Ces quelques lignes - annuelles - dans la lignée de l’article du 12 janvier 2011, simplement pour faire un point rapide sur l’audience après douze mois d’alimentation régulière. Le coup d’oeil sur mon soft de transfert ftp indique désormais 18 dossiers, 286 fichiers avec 179022315 octets.

stats 2011 completA noter que le mois de décembre de 2011 passe le cap des 5000 visites. La progression d’ensemble est encourageante avec 50000 visites  pour 35000 en 2010. Innovation cette année, le suivi via Google analytics permet d’affiner la géolocalisation des visiteurs (dont vous faites partie - eh oui - puisque vous lisez ces lignes). Merci à tous d’être passé par ici, n’hésitez pas à fureter par là… (il court, il court le furet, air connu…)

stats-googleJe vous fais grâce des détails concernant les villes (ici uniquement pour la France)

Les Légendes du Cotentin

Zones marécageuses, landes brumeuses, hameaux isolés, côtes balayées par les marées, grottes difficilement accessibles sont autant de lieux propices aux apparitions surnaturelles. De plus, les cultures se mêlent entre les légendes celtes, la mythologie nordique, les miracles chrétiens et les duels aristocratiques, dans une tradition orale qui les transforme au gré des conteurs. Dragon païen, goublins facétieux, dames blanches maléfiques, nobles avides de pouvoir ou de terres, les légendes sont alors nombreuses dans les villages du département, chaque paroisse ayant probablement la sienne. Jean Fleury, à la fin du 19e siècle, constatait déjà avec regret que nombre de ces histoires étaient perdues. Il en transcrivit quelques unes, précieux outil qui a permis à Sainte Colombe ou aux oies de Pirou de traverser le 20e siècle sans dépérir.

On retrouve souvent les mêmes éléments d’une légende à une autre. Ainsi, les nombreuses grottes creusées par la mer dans les falaises de granit sont censées mener sous les églises paroissiales. C’est le cas des grottes de Jobourg et du Trou Baligan de Flamanville, tandis que le trou de Sainte Colombe menait, lui, au presbytère. Ces grottes, d’accès difficiles, aux couleurs étonnantes, et aux émanations sonores inquiétantes donnent en effet matière à l’imagination.

Les « dames blanches » sont des fantômes féminins, spectres de châtelaines qui hantent les landes ou de jeunes filles au destin tragique, errant sur les routes du département. Jean Fleury les rapproche des roussalki de Pouchkine et Gogol et des sirènes. Elles apparaissent aux voyageurs les guidant vers l’égarement (comme la male herbe) ou la mort, à l’instar de la Demoiselle de Tonneville et de la Demoiselle d’Héauville. Cette dernière est plus particulièrement une milloraine. Les milloraines ont traditionnellement des proportions gigantesques et apparaissent souvent en groupe.

goublinUn goublin sortant d’une maison dans la Hague (hameau de la roche à Auderville)

Les « goubelins » (ou gobelins) sont les elfes et nains de la mythologie scandinave, et les lutins celtes. Esprits de la nature, se métamorphosant en animaux familiers, ils sont facétieux mais plutôt bienveillants tant qu’ils sont choyés. Sans quoi, les maisons “goublinées” s’animent la nuit, leurs portes claquent, les bruits de vaisselles cassées résonnent, sans qu’aucune trace ne subsiste le lendemain matin. Ils peuvent également être les gardiens d’un trésor.

Les « géants »’ permettent d’expliquer des curiosités locales, comme la présence de roches qui paraissent avoir été posées là. Gargantua est le plus célèbre.

La christianisation de la Manche s’est appuyée sur les épisodes légendaires de la vie de saints, autochtones (comme saint Floxel ou Thomas Hélye) ou missionnaires (comme Saint Clair). Ainsi, le débarquement de saint Germain sur une roue de chariot à Diélette, tuant le dragon du Trou Baligan, ou l’arrivée des reliques de saint Georges sur la plage de Portbail, dans une tour carrée au toit pyramidal.

Comme ailleurs durant le Moyen Âge, on a vu des sorcières partout dans la Manche, magicienne comme la dame de Gruchy, ou procès à charge, tel celui de Marie Bucaille.

Les sorciers du Theil font toujours parler d’eux au 20e siècle…

Dessin de la semaine 3

dessin semaine 3

Le bien nommé

le Happy Hour à Cherbourg

le Happy Hour à Cherbourg

Premier ship photographié cette année dans le cadre de Marine Traffic, le voilier néerlandais Happy Hour (en escale à Brest au moment de la mise en ligne de cette article) a escalé il y a quelques jours à Cherbourg - Chantereyne. Vous remarquerez les deux vélos sur le ponton, il s’agit assurément de néerlandais of course ! l‘original de cette prise de vue est au format HD 4320 X 3240, résolution permise par mon petit Nikon de poche dont c’est désormais la mission. Peu de lumière nécessitant une ouverture à F 3,2 au 1/400 ISO 80 voilà vous savez tout sur ce moment hivernal où l’on peut constater que le ponton Q est loin d’être pris d’assaut par nos amis navigateurs européens.